Fred Vargas
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Pars vite et reviens tard (roman policier)

Fred Vargas

présenté par Michel Chillot
1° avril 2004

 

 

Quel rapport entre de mystérieux chiffre 4 inversé peint sur des portes d’immeuble aux quatre coins de Paris, des messages obscurs lus par un crieur public au carrefour Edgar-Quinet et la découverte d’un cadavre au numéro 117 de la rue Jean-Jacques Rousseau? Le commissaire Adamsberg se charge de l’enquête.

Tout débute au carrefour Edgar-Quinet-Delambre, quartier Montparnasse, où Joss Le Guern, un ancien marin breton, exerce le métier de crieur public. Joss avait accroché une urne à un arbre. Trois fois par jour, en contrepartie d’une participation financière, il lit les messages contenus dans la boite.

Un matin, il découvre dans l’urne un message énigmatique glissé dans une enveloppe luxueuse accompagné d’un billet de vingt francs. D’autres messages suivront.

Dans le commissariat du 13° arrondissement, Adamsberg reçoit une femme qui a découvert treize peintures noires sur les portes de son immeuble: de grands chiffres quatre noirs inversés, large au pied avec petites barres au bout avec en dessous trois lettres CTL. D’autres quatre seront peint à l’autre bout de Paris.

Le quartier du carrefour Edgar-Quintet est habité par des personnages haut en couleur que Fred Vargas nous décrit avec beaucoup de talent. Monsieur Decambrais, un érudit se faisant passé pour un aristocrate ruiné, se cache sous un faux nom. Il tient une pension de famille où vit Lisbeth, une ancienne prostituée noire, qui s’occupe de taches ménagères en échange du loyer. Damas tient un magasin de planches à roulette, dont l’arrière boutique sert d’entrepôt à Joss. Joss crieur par nécessité ayant perdu toute chance de retourner dans la marine après le meurtre d’un armateur verreux responsable du naufrage du chalutier qu’il commandait. Meurtre pour lequel il purgeat une peine de prison.

Decambrais découvre que ces textes mystérieux sont tirés du canon de la médecine d’Avicenne et du journal de Samuel Pepys. Adamsberg apprendra qu’aux temps des épidémies de la peste, des chiffres quatre inversés peints sur les portes servaient de talisman pour se protéger de la maladie.

L’enquête d’Adamberg l’amènera à la place Quintet pour écouter la criée de Joss.

Un homme est découvert mort dans le premier arrondissement le lendemain d’un message glissé dans l’urne de Joss annonçant une épidémie de peste. Le cadavre est noir. Adamsberg découvrira des traces de strangulation au niveau du cou. La couleur noire est due à l’application de charbon sur le corps par l’assassin pour simuler une peste.

D’autres corps morts de façon identique seront retrouvés. Le commissaire Adamsberg va devoir retrouver l’auteur de ces crimes avant qu’une psychose collective ne s’installe.

Fred Vargas va habillement glisser dans son récit des informations sur la peste ainsi que sur les grandes épidémies du passé. Nous apprenons ainsi que l’ultime épidémie de peste à Paris datent de 1920 (quatre-vingt-seize cas dont trente quatre mortels) et que dans la ferronnerie du balcon du tribunal de commerce de Nancy se trouve un double quatre inversé.

Je ne vous en dirai pas plus sur le déroulement de l’enquête d’Adamsberg pour ne pas vous gâcher le plaisir de lire ce roman policier très réussi.

 

Sur ce site voir aussi:

bulletLa peste de Londres en 1665 dans le journal de Samuel Pepys
bulletLa peste par Albert Camus
bulletL'épidémie de peste à Athènes au V° siècle par Thucydide
bulletLes microbes aussi ont une histoire par Norbert Gualde

 

 

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